Un axe Bénin-Niger prometteur pour la Boucle ferroviaire

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Novembre 2014

La boucle ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey-Ouagadougou-Abidjan ainsi que Lomé est définitivement entrée dans sa phase active de mise en œuvre, les 7 et 8 avril 2014, avec le lancement officiel des travaux de construction du tronçon Cotonou-Parakou-Niamey, respectivement à Niamey au Niger et à Cotonou au Bénin.

L’objectif du projet est d’assurer la connexion des capitales politiques et économiques – Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan-Lomé – par le rail, sur une distance de plus de 2700 km. Sur les 1700 km de lignes qui restent à construire, 1000 km sont situés sur les territoires béninois et nigérien.

Il s’agit donc de réhabiliter la ligne ferroviaire Cotonou-Parakou, datant de 1936, puis d’en construire une nouvelle reliant Parakou et Niamey. C’est au cours d’une visite qu’il a effectuée à Cotonou, que le président nigérien, Mahamadou Issoufou et son homologue béninois Thomas Boni Yayi ont, en compagnie du PDG du groupe Bolloré, Vincent Bolloré, convenu du démarrage officiel de cet important chantier ferroviaire ouest-africain, par l’axe prioritaire Cotonou-Niamey. En effet, le 7 novembre 2013 à Cotonou, les Etats béninois et nigérien, puis le groupe Bolloré signaient un mémorandum d’entente sur la réalisation de cet ouvrage.

Selon ce document, la réalisation et l’exploitation du chemin de fer Cotonou-Niamey seront assurées par une multinationale. Elle sera dotée d’un capital social de 70 milliards de francs CFA répartit comme suit : Etat du Bénin 10% ; Etat du Niger 10% ; Privé béninois 20% ; privé nigérien 20% ; partenaire stratégique 40% en l’occurrence, le groupe Bolloré.

Ce dernier se chargeant également de la mobilisation des ressources financières pour l’exécution des travaux, dont le coût global de l’investissement projeté est estimé à près de 1000 milliards de francs CFA. Dans ce cadre, le groupe a donné « le la » investissant sur fonds propres pour entièrement réhabiliter la Gare centrale de l’Organisation Commune Bénin-Niger (OCBN) à Cotonou. Un partenaire à la hauteur de l’enjeu Le choix de Bolloré comme partenaire stratégique est judicieux compte-tenu de l’envergure de ce projet structurant. Sa notoriété, son expérience dans les chemins de fer et sa capacité à disposer des ressources sonnent immanquablement comme un gage de succès. Pour autant, les Etats n’ont pas négligé leur secteur privé dans ce partenariat.

Ils ont exigé que des investisseurs locaux intègrent la multinationale pour un pourcentage global de 40%, soit environ 28 milliards de francs CFA. L’enjeu aujourd’hui est de fédérer les énergies pour une réussite parfaite du projet. L’effet d’entrainement du projet de la boucle ferroviaire sur l’économie rurale est incalculable. La croissance frappe aux portes du Bénin.

Le partenaire stratégique, en l’occurrence le groupe Bolloré, a déjà anticipé et initié la création d’une Bluezone équipée des technologies écologiques les plus modernes, produisant et stockant de l’énergie à l’aide de sa batterie électrique, la batterie LMP (Lithium Métal Polymère) à partir de l’énergie solaire. La mise en place d’une telle infrastructure découle de la volonté du groupe Bolloré d’accompagner les Béninois dans la résolution des difficultés énergétiques auxquelles ils sont confrontés.

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