Le retour du train annonce plus de croissance

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Novembre 2014

Le projet de réhabilitation du chemin de fer Cotonou-Niamey s’annonce comme une réelle opportunité de croissance pour le Bénin.

Avec à la clé un effet d’entrainement sur les activités économiques de nombreuses localités. La relance du projet de chemin de fer Cotonou-Niamey remet sans aucun doute le Bénin dans l’air du temps. Dans un contexte de protection environnementale à concilier avec un impératif de croissance, l’intensification du transport ferroviaire semble la chose la mieux partagée.

Ce mode de transport présente d’importants atouts tels que l’efficacité énergétique, le faible impact environnemental, une importante capacité de transport de passagers, des coûts de transport réduits, la rapidité, la fiabilité et la sécurité. Ayant cerné l’importance de ce moyen de transport comme facteur de développement économique et social, les Chefs d’Etats africains, ont exprimé dans le cadre du NEPAD (Nouveau Partenariat Pour le Développement de l’Afrique), leur volonté politique de réhabiliter les infrastructures ferroviaires existantes, de construire de nouvelles infrastructures ferroviaires et de les interconnecter en vue de réaliser un réseau ferré transafricain de 8 000 kilomètres. Parmi les projets retenus, figure en bonne place l’extension de l’axe ferroviaire Abidjan-Ouagadougou-Niamey, puis son raccordement au chemin de fer de l’OCBN (Organisation Commune Bénin-Niger des Chemins de Fer et des transports).

Ce projet à vocation sous régionale, situé au carrefour d’un bassin de population de près de 300 millions d’habitants à l’horizon 2020 (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Bénin, Mali et Nigéria), est un véritable outil de développement économique, social et environnemental pour toute une région. Un projet ambitieux, créateur de valeurs. La boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan-Lomé est entrée dans sa phase active les 7 et 8 avril 2014, avec le lancement officiel des travaux de construction du tronçon Niamey – Dosso au Niger.

L’objectif du projet est d’assurer la connexion des capitales politiques et économiques, Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan ainsi que Lomé par le rail, sur une distance de plus de 2 700 km. Sur les 1700 km de lignes qui restent à construire, 1000 sont situées sur les territoires béninois et nigérien. Il s’agit donc de réhabiliter la ligne ferroviaire Cotonou-Parakou datant de 1936, puis d’entreprendre la construction d’un nouveau tronçon qui reliera Parakou à la capitale nigérienne, Niamey.

C’est au cours d’une visite qu’il a effectuée à Cotonou, que le président nigérien et son homologue béninois ont, en compagnie du PDG du Groupe Bolloré, Vincent Bolloré, convenu du démarrage officiel de cet important chantier ferroviaire ouest-africain, par l’axe prioritaire Cotonou-Niamey.

En effet, le 7 novembre 2013 à Cotonou, les Etats Béninois et Nigérien, puis le groupe Bolloré ont signé un mémorandum d’entente sur la réalisation de l’ouvrage. Avec cet accord, le dossier de réalisation de ce projet fondateur de la boucle ferroviaire entre donc dans sa phase opérationnelle.

 

BL-ART2-2

 

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